Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention consiste à remodeler le sein, en déplaçant vers le haut l’aréole selon des mesures prédéterminées pour ensuite enlever l’excès de peau. Différentes cicatrices sont possibles dépendant de l’importance de la peau à ôter. La méthode utilisée laisse au minimum une cicatrice péri-aréolaire, le plus souvent elle nécessite une verticale ou en plus avec une horizontale dans le sillon sous-mammaire (cicatrices en T inversés).

Peut-on combiner une pexie avec une augmentation mammaire?
Dans ce cas, le but de l’intervention est double : remonter les seins, et augmenter leur volume. Cette intervention est très utile notamment en cas de séquelle après des pertes de poids importants, ou comme déjà mentionnée, post allaitement. La pexie n’est pas suffisante, il y a un déficit de volume. C’est une intervention techniquement complexe, qui nécessite une bonne expérience.

Quand est-ce que les résultats seront visibles ?

Les résultats définitifs seront visibles à 3 mois, lorsque le sein aura repris sa position finale définitive, une fois les oedèmes et les hématomes complètement résorbés. La cicatrisation sera complète après une année.

Quels sont les suites opératoires ?

L’opération dure 2h30 sous anesthésie générale, elle peut être faite en ambulatoire. Il y a un soutien-gorge de sport à porter pendant 1 mois. Un arrêt de travail de 1 semaine est suffisant.

Les sutures sont réalisées avec un fils résorbable, il n’y a donc pas de fils à enlever.

Quelles sont les complications possibles ?

  • Hémorragie : Il est prévenu par une hémostase soigneuse. Son apparition (tension douloureuse d’un sein volumineux) doit conduire à une reprise chirurgicale. C’est une complication qui survient immédiatement en post-opératoire.
  • Infection : Rare, elle est prévenue par une antibiothérapie prophylactique lors de l’intervention. Si toutefois elle survient plusieurs jours après l’opération, un traitement antibiotique sera introduit. Et en cas d’infection de l’implant, l’infection est grave et implique une reprise chirurgicale pour retirer les prothèses le temps que l’infection soit maîtrisée.
  • Sérome : il s’agit de la complication la plus fréquente. C’est la présence de liquides séreux, qui peut être plus ou moins important. Il apparaît directement après l’intervention, et peut conduire à des ponctions répétées voire rarement à une réintervention pour drainage. Le plus souvent il se résorbe spontanément
  • Accidents thrombo-emboliques : très rare dans ce type d’intervention. Prévenus par une mobilisation précoce.
  • Problèmes de cicatrices : déhiscence (désunion des cicatrices), élargies (hypertrophiques) ou pathologiques (chéloïdes)
  • Altérations de la sensibilité : notamment mamelonnaire, le plus souvent transitoire (six à dix-huit mois).
  • Insuffisances de résultats : asymétrie résiduelle, mauvais positionnement de l’implant