Botox vs acide hyaluronique ? Comment décider à Lausanne
À Maison Tóā (Lausanne), deux familles d’injectables dominent la prise en charge anti‑âge : la toxine botulique (souvent appelée « botox ») et les fillers à base d’acide hyaluronique. L’objectif n’est pas le même : la toxine botulique diminue la contraction des muscles responsables des rides d’expression, tandis que les fillers restaurent des volumes perdus ou redessinent des contours. Bien choisir, c’est d’abord clarifier ce que l’on souhaite corriger, puis s’appuyer sur un examen clinique en consultation.
Rides dynamiques : quand la toxine botulique est la bonne option
Les lignes horizontales du front, les rides du lion (glabellaires) et les pattes d’oie répondent bien à la toxine botulique : en bloquant temporairement la jonction neuromusculaire, elle relâche le muscle et adoucit les plis. Les premiers effets apparaissent en général sous 48–72 h, se stabilisent vers 10–14 jours, puis s’estompent en 3–6 mois (variabilité individuelle). Un rendez‑vous de contrôle autour de J+14 permet d’ajuster finement si nécessaire.
- Baby botox : micro‑doses pour un rendu très mobile et naturel, utile en prévention douce ou chez les profils souhaitant un effet minimaliste.
- Lip flip : micro‑injections péribuccales pour éverser légèrement la lèvre supérieure, alternative subtile aux fillers lorsque le volume est correct mais que l’on souhaite davantage de définition.
Perte de volume et contours : quand privilégier les fillers
Les fillers à base d’acide hyaluronique comblent et hydratent, avec un effet immédiat et une réversibilité via hyaluronidase en cas de besoin. Ils sont utiles pour les lèvres, les cernes creux, les pommettes, le menton et la jawline. En Suisse, ces produits sont classés comme dispositifs médicaux (la plupart à base d’acide hyaluronique), avec une persistance typique d’environ 6 à 18 mois ; ils doivent être injectés par du personnel dûment formé et sous responsabilité médicale (Swissmedic).
Sur les relâchements légers à modérés de l’ovale, un biostimulateur comme Radiesse® (hydroxyapatite de calcium) redessine les contours et stimule le collagène pour un bénéfice texture/fermeté différé (6 semaines à 2–3 mois). Pour mieux comprendre la place des inducteurs de collagène, voir notre comparatif Sculptra vs Radiesse.
Quand combiner ?
- Rides d’expression + creux : toxine botulique pour adoucir le mouvement + filler pour lisser/combler.
- Haut du visage mobile, bas du visage vidé : toxine botulique (front/yeux) + acide hyaluronique ou Radiesse® (ovale, menton, pommettes).
Résultats & précautions
La toxine botulique n’empêche pas l’expression : le rendu dépend de la dose, de votre anatomie et de la technique. Après injections, de légères rougeurs/œdèmes peuvent survenir et se résorbent en général rapidement. Des effets indésirables plus rares (ptosis, faiblesse musculaire locale) sont décrits par les hôpitaux universitaires ; un bilan médical préalable et une réalisation par médecin sont indispensables. Après la séance, évitez sport intensif, sauna/hammam et exposition solaire directe pendant 24 h ; ne massez pas les zones traitées. Une visite de contrôle peut être proposée autour de J+14 pour évaluer et ajuster.
Conclusion
En pratique, on traite les mouvements par la toxine botulique et les volumes par les fillers ; de nombreux plans individualisés combinent les deux pour un rendu naturel et cohérent. Le bon choix se fait en consultation, après examen de vos objectifs, de votre santé et de votre budget.
