Comment se déroule l’intervention ?

Le jour de l’intervention de la réduction mammaire, le chirurgien vient dessiner sur les seins de la patiente les différents points de repère avant qu’elle soit endormie. L’opération se déroule sous anesthésie générale, dure 3h et nécessite 1 à 2 nuits d’hospitalisation. Il y a un drain qui est placé de chaque côté pour drainer l’hématome résiduel, et qui sera enlevé à 24 ou 48h.

La réduction mammaire se déroule dans notre centre basé à Lausanne, dans le canton de Vaud, en Suisse.

Les cicatrices sur la poitrine sont tout autour de l’aréole, une verticale et une horizontale. Les sutures sont faites avec du fils résorbable, il n’y a donc pas de fils à enlever.

Quand est-ce que les résultats seront visibles ?

Dès la fin de l’opération de réduction mammaire, la nouvelle poitrine est visible. Après les trois premiers mois, les œdèmes sont complètement résorbés et la poitrine adopte sa position finale. La cicatrisation quant à elle sera complète après un an.

Quels sont les suites opératoires ?

En post-opératoire immédiat, un soutien gorge de sport doit être porté pendant 1 mois jour et nuit. Le premier pansement est changé le lendemain de l’opération, puis à 1 semaine et 2 semaines. La patiente peut se doucher dès le lendemain de l’intervention, une fois les drains retirés.

Dès la cicatrisation complète (2 à 3 semaines), les bains sont autorisés. Le sport peut être repris après 1 mois.

Quelles sont les complications possibles ?

Comme toute intervention chirurgicale, certains risques sont possibles. Il s’agit notamment de :

  • Hémorragie : Il est prévenu par une hémostase soigneuse. Son apparition (tension douloureuse d’un sein volumineux) doit conduire à une reprise chirurgicale. C’est une complication qui survient immédiatement en post-opératoire.
  • Infection : Rare, elle est prévenue par une antibiothérapie prophylactique lors de l’intervention. Si toutefois elle survient plusieurs jours après l’opération, un traitement antibiotique sera introduit. Et en cas d’infection de l’implant, l’infection est grave et implique une reprise chirurgicale pour retirer les prothèses le temps que l’infection soit maîtrisée.
  • Sérome : il s’agit de la complication la plus fréquente. C’est la présence de liquides séreux, qui peut être plus ou moins important. Il apparaît directement après l’intervention, et peut conduire à des ponctions répétées voire rarement à une réintervention pour drainage. Le plus souvent il se résorbe spontanément
  • Accidents thrombo-emboliques : très rare dans ce type d’intervention. Prévenus par une mobilisation précoce.
  • Problèmes de cicatrices : déhiscence (désunion des cicatrices), élargies (hypertrophiques) ou pathologiques (chéloïdes)
  • Altérations de la sensibilité : notamment mamelonnaire, le plus souvent transitoire (six à dix-huit mois).
  • Insuffisances de résultats : asymétrie résiduelle
  • Une liponécrose : nodule induré de graisse mal vascularisée susceptible d’être responsable d’un retard de cicatrisation. Le risque en est considérablement augmenté en cas de surpoids, de tabagisme ou en cas de gigantomasties (très importantes hypertrophies).

A noter que notre centre intervient également pour le traitement de l’augmentation mammaire.